CR05 - Systèmes écologiques des oppressions
Renda BELMALLEM
Université Paris Cité & INRAE Nouvelle-Aquitaine - PARIS, France
Résumé : L’association Ghett’Up (GU) a publié une annonce sur le réseau social Instagram en direction des universitaires intéressé·e·s par la question des quartiers populaires de France hexagonale (QPFH). Travaillant moi-même sur les mobilisations écologistes depuis les QPFH, l’appel m’a été transmis. Un an plus tard, le pôle recherche-plaidoyer (PRP) de l’association compte huit universitaires au sein de son comité scientifique (CS). J’interroge dans le cadre de ma thèse ce dispositif de recherche participative initié par l’association. À partir de l’enquête menée avec GU, basée sur des entretiens avec les membres du CS et du PRP, ainsi que sur des observations-participantes réalisées durant leurs réunions, cette communication interroge la production des savoirs écologiques dans l’hybridation des mondes académiques et associatifs depuis les QPFH, à l’aune des relations des membres. L'écologie est un des éléments de désarroi dont les habitant·e·s des QPFH sont éloigné·e·s. Les recherches hégémoniques sur ces enjeux participent de la stigmatisation des populations sur ces sujets. Pour se réapproprier l'écologie à partir d’une perspective critique, le PRP de GU travaille sur la rédaction d'un rapport dont la justice climatique est l'une des quatre thématiques. Le rapport permet de faire de cette recherche un outil démocratique d’interpellations. Ma recherche interroge aussi l'écologie à partir des relations et la manière dont elles font systèmes et s’articulent à des types d'oppressions.