CR35 - Un mandat d’évaluation de l’activité physique au travail selon le concept d’« architecture active » : déplier les « aménagements » d’une méthode mixte
Monica ACETI - E3S Sports et sciences sociales
Université de Strasbourg - STRASBOURG, France
(Avec Paolo BASSO RICCI)
Résumé : Face aux répercussions de la robotisation et de la digitalisation sur la sédentarité dans les emplois administratifs, une étude interdisciplinaire a été mandatée pour évaluer les aménagements architecturaux favorisant la mobilité au travail. Il s’agissait, en 2017, d’évaluer le concept d’« architecture active », qui vise à promouvoir l’activité physique au bureau, dans le cadre de transformations effectuées sur un bâtiment administratif en Suisse romande pour environ 250 agent·es d’État. La méthodologie d’évaluation mixte, par accéléromètres et focus groups, prévoyait la collecte de données avant et après les travaux d’aménagement réalisés par un bureau d’architectes. Toutefois, divers aléas - matériels, politiques, conjoncturels, pandémiques, temporels, relationnels - ont nécessité des ajustements méthodologiques. Nous détaillerons les divers « aménagements » apportés à la méthode mixte de départ, notamment l’intégration des barrières photoélectriques, le recueil de traces, une grille d’entretien évolutive et des observations ethnographiques. Ces adaptations ont permis d’ajuster l’étude aux enjeux de santé actuels dans les nouveaux environnements du travail. En effet, l’évaluation de la promotion de l’activité physique doit maintenant tenir compte des nouvelles réalités du travail dans les administrations, telles que le home office. Les disparités sociales liées à l’habitat et aux styles de vie personnels viennent ainsi enrichir et complexifier le mandat de départ.