CR35 - Les trajectoires professionnelles des anciens sportifs de haut niveau : une différenciation selon le genre
Elodie SARAIVA - Laboratoire ACP
Université Gustave Eiffel - CHAMPS-SUR-MARNE, France
(Avec Jérémy PIERRE et Cécile COLLINET)
Résumé : En France, il n’existe pas d’information statistique fiable sur la situation socio-professionnelle des (anciens) sportifs de haut niveau. Il nous alors semble intéressant de comprendre si les phénomènes d’inégalités de genre que nous retrouvons dans la société se transposent dans le monde du sport de haut niveau. Dans la sphère du travail, les femmes semblent occuper des emplois de moins bonne qualité que les hommes (niveau de rémunération, conditions de travail, sécurité de l’emploi…). Dans le monde du sport de haut niveau, les sportives de haut niveau seraient davantage conscientes des risques encourus par l’absence d’un double projet. Cela les encouragerait alors à envisager leur avenir durant leur carrière sportive. Cet engagement, permet-il aux anciennes sportives de haut niveau d’avoir une trajectoire professionnelle plus prometteuse que celle des non-sportives ? Nous faisons alors l’hypothèse, que malgré une vision d’insertion professionnelle précoce, les anciennes sportives de haut niveau sont confrontées aux phénomènes de ségrégation horizontale et verticale. La construction d’une base de données des sportifs de haut niveau inscrits sur liste ministérielle entre 1982 et 2016, nous a permis de répertorier plus de 50 000 sportifs français. Nous confirmerons ou infirmerons notre hypothèse grâce aux premières tendances statistiques de l’enquête par questionnaire réalisée dans le cadre d’un projet financé par l’Agence nationale de la recherche.