GT28 - L’évolution des théories de l’action collective et des mouvements sociaux : entre ruptures et continuités à l’aube du XXIe siècle
Sihem DIABI
Universite des sciences et de la technologie d'Oran et CRASC - ORAN, Algérie
Résumé : Doit-on envisager une approche théorique des mouvements sociaux dans un contexte de crise et de contre-offensive hégémonique sur une base plus inclusive pour réguler les mouvements sociaux vers un nouvel ordre mondial ? Le foisonnement actuel de la recherche comparativement à celles des périodes précédentes caractérisées par l’hégémonie des théoriciens des comportements collectifs et, dans une moindre mesure, des théoriciens des nouveaux mouvements sociaux. Ces derniers ayant plutôt contribué au foisonnement éventuel de la recherche. Pour recentrer notre problématique sur les mouvements sociaux comme production de connaissance un travail en friche reste à déblayer au niveau de nos précurseurs avant d’analyser tous les mouvements d’action observés. Un travail de fond doit être réalisé sur les théories et appareils conceptuels qui ont émergé à l’intersection entre les luttes sociales et le champ académique comme repères historiques et épistémologiques. Ainsi ne devons-nous pas inverser la situation pour légitimer les actions collectives se traduisant par des mouvements sociaux ? Ce qui laisse entendre qu’une conscience collective productrice d’une théorie de la connaissance se produit en interaction avec l’émergence d’un mouvement social fondée sur une production du savoir et de la connaissance pour un rééquilibre de la société.