GT34 - Militantisme passif en Tunisie sur la question de la reconnaissance de l’art
Nidhal CHEMENGUI - Faculté des sciences humaines et sociales de Tunis
Université de Tunis - TUNIS, Tunisie
Résumé : Dans nos recherches bibliographiques et du terrain nous avons pu comprendre qu’avant la professionnalisation il y a un pilier important qui est la reconnaissance. Nous nous sommes donc intéressés à la notion de la reconnaissance et plus spécifiquement celle de l’art et de la culture. La mise en relation entre les notions telles que la professionnalisation et la reconnaissance est au cœur de ce travail de recherche, nous nous sommes intéressés aux trois volets de la reconnaissance que nous avons essayé de catégoriser. La première est la reconnaissance par l’État et donc une reconnaissance par le haut. La seconde la reconnaissance par les pairs et dans ce même chapitre il y a la reconnaissance dans le même secteur et entre les acteurs de secteur artistique différent. Et enfin et non des moindres la reconnaissance de la société. Dans la dynamique de la reconnaissance par ces trois biais nous remarquons que la société civile est présente, cependant son poids n’est pas très distinct et ne présente pas une importante force décisionnelle afin de mettre en place le statut de l’artiste (et par ailleurs le statut des métiers artistiques). Le savoir académique est presque absent et surtout en sciences sociales. En effet ceux et celles qui ont effleuré la notion de reconnaissance ou de professionnalisation sont dans un cadre purement artistique et restent dans un constat concernant un seul secteur artistique toujours lié à l’artiste.